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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 14:56

le_pendu.jpg

Conte recueili et publié par François DUINE, Contes populaires de Guipel (35440), R.T.P. Revue des Traditions Populaires, t. 18-1903, p. 361
Conte type N° AT 0366 selon la classification internationale Aarne & Thompson (rends-moi ma jambe, la ballade de Lénore, Un Cadavre Réclame Sa Propriété, L’Homme du gibet)


Il y avait une fois trois filles qui filaient, et qui n'avaient jamais mangé de viande. Elles exprimèrent à leur père le vif désir d'en avoir.
« Filez beaucoup, leur répondit-il, et je vous en donnerai ».
Elles obéirent, et le père alla au marché pour vendre un bon paquet de fil et acheter de la viande. Mais étant rentré chez lui il s'aperçut qu'il avait oublié de faire des provisions. « Eh bien ! dit-il à ses filles désolées, ce sera pour mardi prochain ».

La semaine suivante il retourna au marché, revint, et, à moitié route, pensa qu'il avait encore négligé de faire l'achat promis.
« Tiens ! s'écria-t-il tout à coup, qu'est-ce que je vois ! » C'était un homme pendu au haut d'un chêne !
Et il songea : « Voilà qui fait bien mon affaire ! Je vais couper la cuisse de cet innocent ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait. De retour à la maison, il offrit ce morceau de viande à ses filles qui le fricassèrent, en mangèrent, et furent ravies.

Mais le pendu n'était pas mort. Il vient droit à la maison de son voleur, et crie : « Rendez-moi ma cuisse ! » Les filles ne riaient plus !
« Puisque, dit-il, vous m'avez enlevé ce que j'avais de meilleur, je resterai dans votre maison. »
Les filles résolurent de déménager. « Surtout, songeaient-elles, n'oublions rien ».
Justement elles laissèrent un chaudron. Elles étaient bien ennuyées. « Laquelle de nous trois ira le chercher ? » Elles tirèrent à la courte paille, et le sort tomba sur la plus jeune, qui s'appelait Adèle.
Adèle se rend à la maison, et voit le pendu qui se lavait les jambes dans le chaudron. Elle lui dit bravement : « Donnez-moi mon chaudron ».
Il lui répondit : « Donne-moi ma cuisse ».
Grande discussion. Finalement le pendu mangea la belle Adèle.

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