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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 12:05

pierres_sonnantes.jpg

Près Dinan, à Languédias, on avait trouvé dans une carrière des pierres sonnantes, qui étaient toutes en un monceau les unes à côté des autres ; on ne savait ce que c'était et tout le monde en parlait.
Gargantua alla les voir et dit aux Dinannais :
- Si vous voulez me les donner, je les emporterai à Plévenon et je les ferai sonner pour m'amuser.
- Nous voulons bien, répondirent les Dinannais, mais à la condition que tu les emportes toutes.

 

Gargantua alla dans la carrière, avala toutes les pierres, prit sa valise et se mit en route.
Quand il fut à Plancoët, il dit :
- Il faut que je m'en aille à Plévenon par mer ; je ne veux pas mettre les pierres sonnantes dans les champs, mais sur le rivage, où elles ne gêneront personne.
Il se mit à marcher dans le lit de l'Arguenon, mais auprès du Guildo il rencontra un bateau Jaguen qui portait de la raie à Plancoët ; il sentit une si mauvaise odeur que le mal de cœur le prit ; il vomit la Héronnière [Rocher à l'embouchure de l'Arguenon] ; puis, comme son mal ne lui passait pas, en arrivant à la Goule-d'Enfer il fut obligé de vomir toutes les pierres sonnailles qui s'y voient encore.
(Conté en 1880, par Rose Renaud, de Saint-Cast, qui tenait ce récit de Rachel Quémat, femme Durand, aussi de Saint-Cast... rapporté par Paul SEBILLOT, dans son "Gargantua dans les Traditions Populaires" (1883), pages 38...)

 

Cette courte vidéo donne à les entendre : http://www.youtube.com/watch?v=78EHiz-vlBg

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 12:36

McDonald-s-copie-3.jpg

Cette carte, extraite d'une publicité reçue ce jour dans ma boîte aux lettres, en dit long quant à la réalité de beaucoup de "vrais gens" : elle se distingue fort de l'inscription en 2010 du "repas gastronomique des Français" sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité : http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00011&RL=00437
Pourtant, bien sûr, cette inscription s'est faite dans les règles, dont :
R3 : Les mesures de sauvegarde reflètent l’engagement de la communauté, des autorités françaises et des ONG à renforcer sa transmission, notamment à travers le système éducatif, tout en encourageant la recherche et la promotion ;
R4 : La candidature a été présentée à la suite d’une large et active participation des communautés à travers le pays à des réunions, des débats et des enquêtes, et de nombreuses institutions et associations ont donné leur consentement libre, préalable et éclairé
... Moi ça me laisse songeur, et vous ?

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 13:57
 St_Patrick.jpg... c'est la légende que rapporte Bertrand ROBIDOU, dans son "Histoire et Panorama d'un Beau Pays",1852-1892, page 54 :
Conan-Mériadec gouvernait l'Armorique pour les Romains, par l'ordre ou par la grâce de Maxime. Mais cette virile jeunesse qu'il avait retirée de sa double patrie de Bretagne et d'Écosse, et qui n'y retourna plus, laissa l'île maternelle désarmée en présence des pirates qui y apportaient le pillage et la destruction. Les Bretons, presque sans défense, n'échappaient à la mort que par la fuite, et c'est naturellement sur nos côtes qu'ils cherchèrent un asile, à la suite et sous le patronage de leurs compatriotes qui les y avaient précédés. De là ces nouveaux et nombreux établissements qui fondèrent, comme nous le verrons bientôt, le Christianisme chez nos ancêtres.
C'est ainsi qu'en 388, il nous arriva une foule de prêtres, d'ermites et de parents de Conan, que ce chef recueillit et plaça avantageusement. Calphurnius [Calpurnius, Calpornius, Kalfurnus], petit prince d'Écosse et cousin de Conan, était l'un de ces exilés ; il avait une nombreuse famille, des esclaves, tout un peuple. Conan le reçut magnifiquement, épousa sa fille, la belle Darera, et lui donna dans le pays des Diablintes ou d'Aleth, près de la mer, un grand et fertile territoire que quelques auteurs, entre autres M. de Gerville [Lettres sur sur les communications entre les deux Bretagnes.], croient être Bonaban.
Voulez-vous avoir une idée des mœurs de ce temps et de la sécurité sur laquelle pouvaient compter les hommes les plus privilégiés ?
Écoutez l'aventure de ce seigneur :
Une nuit, des pirates irlandais, qui parcouraient sans cesse la mer par bandes armées, touchent à Cancaven et se répandent dans la forêt de Quokelunde, avec des torches allumées, des piques et des haches. Ils arrivent, sans bruit, à la belle propriété du riche Calphurnius, surprennent ses esclaves et ses domestiques endormis, en égorgent une partie. Calphurnius s'éveille au milieu des cris, et sous le fer des aventuriers. Homme de guerre, il se défend vaillamment ; mais il est massacré avec sa famille, ses propriétés sont pillées et brûlées, et les brigands hurlent de joie. Le jeune Patrice, qui s'était battu courageusement à côté de son père Calphurnius, fut emmené par eux avec sa sœur Lupite. Captif en Irlande, l'enfant y garda les troupeaux et y apprit la langue du pays, dont il devint l'oracle et l'apôtre.
Il y a de généreuses paroles dans les reproches, tempérés par sa charité, qu'il adresse aux Hyberniens ingrats :
"J'ai vendu, dit-il, ma noblesse (et je n'en rougis pas), pour l'utilité d'autrui, et tout ce que je fais, je le fais pour cette nation, qui plusieurs fois m'a rendu captif, et qui a dispersé la maison de mon père."


NOTES SUR L'ÉPOQUE DES TRANSMIGRATIONS.
Les archéographes écossais font naître saint Patrice aux portes de Dumbarton. M. de Gerville traduit
Bonavenna de Taberniœ, désignation géographique prise dans les Confessions du saint, par Bonaban, et place là son berceau. Il s'appuie, sans doute, sur le témoignage à peu près unanime des historiens bretons, moins Lobineau.
On trouvera dans Dom Morice, 1er volume, note 30, p. 384-385-386, et dans les
Mémoires de Gallet, chapitre 1, nombre 15, une curieuse critique sur le passage de Maxime.
Voir aussi
l'Émigration Bretonne, par M. Loth. Cet auteur a poursuivi et contrôle ses recherches dans le pays de Galles même. L'émigration, très forte au VIe siècle, lui paraît suspendue par le mouvement carlovingien ; mais l'expansion bretonne reprend avec Nominoë, qui forme un puissant état celtique de langue et de mœurs. Toutefois, malgré la bravoure des Bretons, cette évolution est brisée par les grandes invasions normandes au Xe siècle. Alors décadence et bientôt disparition de la langue bretonne dans la Haute-Bretagne.
 

En complément de ces approches légendaires, il peut être utile de reprendre ici la réflexion-synthèse de Joseph Loth au sujet du roi-pirate ayant supposément capturé St Patrick. En voici l'essentiel :
"Selon Keating dans son History of Ireland, pp. 401-407, qui se fonde sur ce qu'il appelle une vie ancienne de saint Patrice, Niall aux neuf otages aurait fait une expédition en Armorique, et c'est de là qu'il aurait enlevé Patrice et ses deux soeurs. La mère de Patrice, aurait été soeur de saint Martin de Tours [... Mais] dans aucun des documents anciens concernant saint Patrice, il n'est question de l'expédition de Niall en Gaule [...]
Whitley Stokes dans The tripartite life of St Patrick a fait la critique de tous les textes d'une certaine autorité concernant l'apôtre : ils sont muets sur les expéditions de Niall, ils nous apprennent simplement que le père du roi d'Irlande Loegaire, auquel Patrice a eu particulièrement affaire, portait ce nom. [...]
En somme, ce qu'on peut considérer comme historique, c'est l'expédition d'un roi d'Irlande du nom de Niall dans l'île de Bretagne, dans le dernier tiers du IVème siècle. [...]
Les additions légendaires au fait historique d'une expédition de Niall en Bretagne atteignant les bords de la Manche, peuvent s'expliquer. Il y a eu confusion entre le vieil-irlandais Alpe, plus tard Alpa, Alba, qui désignait l'île de Bretagne, Albion et fut restreint postérieurement à l'
Écosse, et les Alpes, en irlandais Sliab-Alpa (Elpa), forme du Livre de Leinster, ce qui a amené les chroniqueurs irlandais ambitieux à étendre les conquêtes de Niall jusqu'en Gaule. D'un autre côté, l'irlandais Letha désignait à la fois l'Armorique et le Latium ; il en était de même du vieux-gallois Litau, plus tard Llydaw, vieux-celt."
cf Joseph Loth, "L'expédition de Niall aux neufs otages en Gaule et le trésor de Traprainlaw", Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 70e année, N. 2, 1926. pp. 67-76  http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1926_num_70_2_75251
 
Plus récemment, Marcus LOSACK a publié deux livres donnant pour vraie la légende de la naissance de saint Patrick non loin de Saint-Malo (Saint Patrick and the Bloodline of the Grail, 2011 ; Rediscovering Saint Patrick, 2013). La séduisante hypothèse a fait l'objet d'une démonstration contraire dans un article de Frédéric KURZAWA, publié le 19 novembre 2013 sur le blog Hagio-historiographie médévale : http://hagiohistoriographiemedievale.blogspot.fr/2013/11/deux-livres-sur-saint-patrick-much-ado.html
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 17:02
Au commencement Dieu fit le blé d'un seul épi, depuis la terre jusqu'au sommet. Les hommes étant devenus mauvais il résolut de les affamer ; du pouce et de l'index il saisit l'épis au ras de terre et riffla le chaume presque jusqu'au haut. La Vierge en ce moment lui arrêta la main. "Assez, mon fils, dit-elle, laissez-leur quelques grains." Il obéit à sa mère ; et il en resta suffisamment aux hommes ; mais ils devinrent si paresseux, qu'ils laissaient leurs bestiaux manger leurs récoltes en herbe ; alors Dieu irrité frappa du pied une motte et en fit un loup, qui avait une queue longue de plusieurs mètres ; les bergers malins enroulaient cette queue à un arbre et le loup ne pouvait plus nuire. La bête se plaignit à Dieu qui lui trancha la queue. Alors la Vierge qui était là filant sa quenouille, en donna un coup sur les reins de l'animal, en disant : "Va donc, vilaine bête" ; et le loup est resté estropié du coup ; heureusement, car s'il n'avait pas les reins brisés, si le boeuf connaissait ses forces, si le sourd qu'on trouve dans les fontaines entendait, et si l'anvin (petit reptile) voyait, il ne resterait pas un seul homme sur la terre.
Recueilli dans les environs d'Hennebont (Morbihan) par LUCIE GUILLAUME, publié in "R.T.P. Revue des Traditions Populaires", t. 17-1902, p. 56

Accéder au moteur de recherche interne du site officiel de Jean-Pierre MATHIAS (contes de Bretagne et d'ailleurs !)
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 22:43

Le Plessix-Balisson est une petite enclave de la commune de Ploubalay (arr. de Dinan) qui s'administre toute seule, qui a son maire et son curé, et dont le territoire n'a que sept journaux d'étendue.
Les gens du bourg (il y a un bourg, qui a sa foire annuelle bien courue) disent que le Plessix-Balisson était autrefois la plus importante ville de France, au temps où Paris n'était qu'un petit village.
A côté, dans le fond de la vallée, ruines d'un château-fort. Toutes les maisons du bourg ont des noms propres : la Juridiction, l'Auditoire, la Petite Halle, la Grande Halle, le Ballon, la Chambre, Beaumanoir, la Chevronnaie, Pont-Buhal, la Rangée d'Abas, le Pertu-Chaud, les Carreaux-Rouges, etc... — La Fontaine au Loup, le Puits de la Ville, la Vallée des Grands-Mères. — Rue Saint-Guillaume, Grande Rue, Place d'Armes, Place du Château.

François DUINE, in "R.T.P.-Revue des Traditions Populaires", 18.1903", page 45

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