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Mercredi 1 juillet 2009
départ de la porte de l'Avancée, Mont Saint-Michel (50) : 14h 30 , retour 18h 30
avec la complicité de Jean-Yves QUEMENER : guide initiateur nature authentique, né au "pays montois", il est familier et passionné des eaux, sables, grands espaces, oiseaux, poissons, et autres animaux marins
et moi-même...
http://www.contes-et-merveilles.com/agenda.php
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Mardi 30 juin 2009
II y avait une fois un bonhomme qui vivait dans une petite maison. Il avait sept garçons et une chèvre qu'il préférait à ses garçons. Un jour il dit à l'aîné :
- Tu vas conduire biquette aux champs, soigne-la bien et aies soin de la ramener bien contente et satisfaite de son repas.
Le garçon partit. Il mit biquette dans un gras pâturage et quand la nuit vint, il lui demanda :
- Biquine, biquine, as-tu bien mangé ?
- Je suis contente et satisfaite.
"J'ai du lait dans ma grande houle [La houle est une grotte, en gallo. Elle indique ici le pis de la chèvre.],
"Et des crottes dans mon panier.
"Je ne saurais donc m'en aller ;
"II va falloir que tu me portes."
Quand ils furent arrivés, le bonhomme demanda :
- Biquine, Biquine, as-tu bien mangé ?
- Nenni, répondit la chèvre. Je mangerais bien encore.
Le bonhomme dit à son fils :
- Tu n'as pas soigné cette bête-là, ni fait comme je te l'avais dit ; ton heure est venue.
Il prit son grand couteau, lui coupa les couilles (1) et le jeta dans le puits.
Le second jour, il envoya son second fils, qui dit à Biquine :
- Tu as fait tuer mon frère,
Je vais t'attacher ;
Tu ne pourras pas manger.
Le soir, il la ramena à la maison. Le bonhomme interrogea Biquine qui dit qu'elle n'avait pas mangé. Le bonhomme tua son deuxième fils et il en fut de même jusqu'au septième.
Quand ils furent tous morts, le bonhomme conduisit lui-même Biquine au champ. Il la soigna bien, bien, toute la journée, et le soir, il lui demanda :
- Biquine, Biquine, as-tu bien mangé ?
- Je suis contente et satisfaite.
"J'ai du lait dans ma grande houle,
"Et des crottes dans mon panier.
"Je ne saurais donc m'en aller ;
"II va falloir que tu me portes."
Arrivée à la maison, la chèvre lui dit :
- Hé ! Hé !
"Je mangerais bien encore.
Alors le bonhomme furieux, comprit que Biquine avait menti et lui avait fait tuer tous ses fils. Il lui coupa les couilles (1) et la jeta dans le puits. Aussitôt les sept garçons du bonhomme reparurent à la surface. Ils pardonnèrent à leur père et ils vécurent tous très heureux.

Conte recueili par Paul SEBILLOT, repris dans : "Petits Contes Licencieux des Bretons", t..2, éditions Terre De Brume.1997, p. 73
(1) L'éditeur précise : "Ce conte assez curieux figure aussi dans la collection des contes pour petits Bretons sages d'Olivier Eudes (éditions Terre de Brume), qui suit le texte original. Nous sommes pourtant intimement convaincu que le conteur auprès duquel Paul Sébillot a recueilli ce conte avait censuré l'expression juste en remplaçant couilles par cuisses."
Ce type de conte a été repéré un peu partout en Occident, et a reçu le N° 0212 au catalogue international, également intitulé "la chèvre menteuse"
On peut en lire une autre version, recueillie par François DUINE à Guipel (35) ; voir à cette adresse : http://www.contes-et-merveilles.com/contes/francois-duine/croyances-diverses-animaux-surprenants-et-diableries
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Mardi 23 juin 2009
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Vendredi 19 juin 2009

Le légendaire de la mort, tel sera le thème du "Congrès de la Société de Mythologie Française 2009", du dimanche 23 août au mardi 25 août.
Il sera basé au "Centre Studi ha dudi", 6 rue Saint-Pierre, 22390 Plésidy (Arrondissement de Guingamp, Canton de Bourbriac)
Au programme : les matinées sont réservées aux conférences, les après-midi aux visites en car sur de hauts lieux mythologiques de la région (Méné Bré, Saint Michel En Grève, Tréguier, Bulat-Pestivien, etc.), et les soirées à différentes animations (concert de Harpistes avec Anne Auffret, assemblée générale, veillée musique et contes).
Ouvert à tous. Réservation : 02 96 13 10 69, ou : studi-ha-dudi at wanadoo.fr.
Informations : Gwen Fichou, tél. : 02 98 99 56 70, ou courriel : jene.fichou at orange.fr
Plus d'informations sont disponibles sur le site de la SMF : http://www.mythofrancaise.asso.fr/1_soci%E9t%E9/1011_plesidy.htm
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Jeudi 18 juin 2009
Pour y avoir participé avec grand bonheur l'an dernier, j'ai goût à promouvoir cet événement ! ! !
Du vendredi 03 au dimanche 05 juillet, trois jours, qui n'ont d'autres ambitions que de nous offrir l'espace et le temps d' "être vivant ici et maintenant et surtout simplement" ! Alors la magie de la vie opère et imprègne en chacun l'envie de faire germer la graine de vivance, la vivance de la vie. Le lieu devient un espace de rencontre et de « confluence ».
Entrée : Libre. Rémunération des artistes à la "participation consciente". Restauration et buvette biologiques sur place et également à la participation consciente. Coin jeux pour les enfants.
A PAIMPONT (35380), lieu-dit "Le Perthuis Néanti", entre Mauron, Paimpont, et Tréhorenteuc.
Aperçu du programme :
Vendredi 3, Soirée spécial Inde !
19h : « Lakshmi ou la naissance du Tanpura », Conte : Gweltas Simon partage sa connaissance des sons indiens sous une forme ludique.
21h : « Bharatha Natyam » : danse et percussion classiques d'Inde du Sud, succession de gestes et de mouvement extrêmement gracieux et explicites.
23h : « Tabla et Sithar » : musique classique d'Inde du Nord, forme d'art à la fois millénaire et très moderne.
Samedi 4
17h : « Ondöt soley », La java des orteils, Conte musical, voyage oral entre la France, la Martinique et la Guadeloupe.
19h : « Mandragore », Chansons pour voix et harpe.
21h : « Amour » : Conte, poésie, musique par Régis Péjus pour goûter aux différentes facettes de l'amour, l'essence même de la vie.
23h : « Yarel Treblig ». Venez-vous faire bercer au bon vieux son de l'ampli à lampes de Yarel Treblig.
Dimanche 5
17h : « Qui qui commande ?! », Muriel Le Beguec, Marionnettes "sur" fil : l' histoire d'un roi capricieux qui s'en prend à la météo.
19h : « Les banalités extraordinaires », Théâtre musical qui provoque étonnement, émotion. Chacun est convié à amener deux objets, un qu'on allait jeter et l'autre qui ne sert plus !
21h : « Entre deux eaux... » : Contes au fil de l'eau douce, avec Gaëtan Emeraud
23h : « Didgeridoo », David Defois.
Toutes infos sur le site de l'association Terre d'Eveil :
http://www.assoterredeveil.org/
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Vendredi 22 mai 2009
Au commencement Dieu fit le blé d'un seul épi, depuis la terre jusqu'au sommet. Les hommes étant devenus mauvais il résolut de les affamer ; du pouce et de l'index il saisit l'épis au ras de terre et riffla le chaume presque jusqu'au haut. La Vierge en ce moment lui arrêta la main. "Assez, mon fils, dit-elle, laissez-leur quelques grains." Il obéit à sa mère ; et il en resta suffisamment aux hommes ; mais ils devinrent si paresseux, qu'ils laissaient leurs bestiaux manger leurs récoltes en herbe ; alors Dieu irrité frappa du pied une motte et en fit un loup, qui avait une queue longue de plusieurs mètres ; les bergers malins enroulaient cette queue à un arbre et le loup ne pouvait plus nuire. La bête se plaignit à Dieu qui lui trancha la queue. Alors la Vierge qui était là filant sa quenouille, en donna un coup sur les reins de l'animal, en disant : "Va donc, vilaine bête" ; et le loup est resté estropié du coup ; heureusement, car s'il n'avait pas les reins brisés, si le boeuf connaissait ses forces, si le sourd qu'on trouve dans les fontaines entendait, et si l'anvin (petit reptile) voyait, il ne resterait pas un seul homme sur la terre.
Recueilli dans les environs d'Hennebont (Morbihan) par LUCIE GUILLAUME, publié in "R.T.P. Revue des Traditions Populaires", t. 17-1902, p. 56

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Mercredi 20 mai 2009
Jacob et Wilhelm Grimm, Contes pour les entants et la maison, Édités et traduits par Natacha Rimasson-Fertin, chez José Corti, Collection Merveilleux, n°40

Voici la première édition intégrale commentée en français de l’ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu’ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants.
Natacha Rimasson-Fertin a voulu se démarquer de ses illustres devanciers (Armel Guerne et Marthe Robert notamment) en choisissant une traduction très proche du texte original, dans le souci de faire goûter au lecteur la spécificité du style des frères Grimm.
Les lecteurs français n'avaient pas accès à une édition critique, c'est chose faite : chaque conte est suivi d’un commentaire alerte mais précis –le nom des conteurs ou des informateurs, le contexte de la composition, les éventuels remaniements-. Ces commentaires font également une large place aux notes que les frères ont eux-mêmes établies dès la deuxième édition et montrent combien ce célèbre recueil a évolué au fil du temps.
Les  spécialistes retrouveront évidemment la classification internationale des contes ainsi que d’éventuelles remarques sur des variantes d’autres pays. Indépendamment de la postface, l’appareil critique comprend une traduction des préfaces successives des Grimm qui posent des questions essentielles sur le genre du conte, notamment sur son rapport au mythe et à la légende. Un index fouillé permettra au lecteur de circuler dans ce vaste ensemble.
De nombreuses illustrations, commentées en fin d’ouvrage, ponctuent le recueil. Interview accordée par Natacha Rimasson-Fertin à la revue La Grande Oreille, à cette adresse : http://www.jose-corti.fr/titresmerveilleux/grimm-interviewNatacha.html

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Mardi 12 mai 2009
info vue sur le blog de l'ami Pierre : http://pierreduchesne.blogspot.com/2009/05/qi-gong-randonnee-deveil.html

QI GONG & Randonnée d'Éveil
dans la Baie du Mt St Michel
les 19 et 20 septembre 2009.

Au milieu de l'Automne tel que le conçoivent les chinois, Jean Marc Lecacheur (Enseignant de Qi Gong) et Pierre Duchesne (Psychothérapeute) vous proposent deux journées au grand air consacrées à l'Éveil de notre enfant intérieur et à l'accroissement de notre Conscience.

Chaque journée sera partagée entre la randonnée, la pratique physique du QI GONG traditionnel du Wu Dang (échauffement, travail des racines) et une méditation sur les aspects symboliques et psychologiques de l'Automne associé à l'Ouest, à l'élément Métal qui règne sur les Poumons et le Gros Intestin, aux Frontières, aux Limitations, aux Arrêts, à la Mesure, au Sevrage, au Deuil, au Déclin, à la Tristesse et au Chagrin, à la Parole, aux Échanges, aux Arts, à la couleur Blanche.

Le samedi nous marcherons sur la digue depuis la Chapelle Ste Anne à Cherrueix, en direction du Mt St Michel, et le dimanche nous effectuerons la traversée des grèves (aller-retour) depuis Genêts jusqu'au Mt St Michel (départ 13 h 45, retour vers 18 h 15 - Basse Mer à 15 h 58 - Haut 0,90 m).


La traversée des grèves et des rivières est une expérience très riche qui implique de se mouiller un peu… Aussi il est important de partir pieds nus, en short ou vêtement court, pour marcher dans la tangue et traverser les rivières. Emporter des chaussures, un coupe vent et un vêtement chaud dans un sac à dos - éviter d'emmener des objets de valeur. Pensez également à vous protéger du soleil (crème solaire, casquette, lunettes).

Le rendez-vous est fixé le samedi matin à 10 h sur le parking
de la Chapelle Sainte-Anne-des-Grèves (1687) à Cherrueix.


Amener deux piques-niques (samedi et dimanche) ainsi que de quoi prendre le petit déjeuner du dimanche matin.

Le repas du samedi soir se prendra dans une crêperie locale.

L'hébergement se fera à :
la Ferme ANDRÉ - Polder St Louis - 35610 ROZ-SUR-COUESNON.

Pensez à amener duvet ou draps !

  • Frais d'animation : 120 € par personne (remise de 10 % pour les couples),
  • Frais d'hébergement : 25 € par personne (une nuitée gîte de groupe).
  • Inscription au stage par versement de 25 € d'Arrhes auprès de :
  • Pierre Duchesne - Sous la Haie - 35540 PLERGUER - (02 99 58 12 94)

" Michaël, Ta balance pèse, Ton glaive tranche,
Et ce qui était vivant trouve la Vie…"

Extrait des "Dialogues avec l'Ange" [E76 - 341]
transcrits par Gitta Mallasz - Editions Aubier



--> Télécharger le programme en pdf.

Note : Située à mi-chemin entre Cherrueix et Saint-Broladre, dans le cadre unique des polders de la Baie du Mont Saint Michel où sont élevés les moutons de prés-salés, la Chapelle Sainte-Anne est une des escales indispensables à effectuer lors de votre passage à Cherrueix.

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Lundi 4 mai 2009
Je suis intéressé de lire tout commentaire au sujet de ce court article :
"Voici ce qu'on raconte en Ille-et-Vilaine.
Un boucher entend dire que dans son village l'on a vu un certain taureau qui a sur le front une seule corne. Il jure de le prendre. Il se met à la recherche de l'animal avec deux haches et cent couteaux. Enfin il trouve la bête qui, avec une complaisance parfaite, lui offre sa tête. Le boucher ûse en vain tous ses instruments. Alors le taureau donne à l'homme un coup de corne dans la poitrine, l'étend raide mort et retourne tranquillement dans son pays que l'on n'a pas pu encore découvrir."
source : Fra DEUNI (alias François DUINE), in "Revue des Traditions Populaires" – R.T.P. n°09.1894, page 295

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Dimanche 3 mai 2009
Chanson de tradition orale (du Québec et d'ailleurs) et autres sujets connexes
Une nouvelle vitrine, espace d'expression (et de réaction) sur la chanson de tradition orale, mais aussi sur tous les sujets qui s'y rapportent de près ou de loin, la chanson dite traditionnelle étant inscrite dans un ensemble culturel plus vaste, celui que l'Unesco appelle par ailleurs "patrimoine culturel immatériel" (et qui s'appelait il n'y a pas si longtemps "folklore"). C'est tout cet univers que ce blogue se propose d'explorer.
A l'initiative de l'ami Robert BOUTHILLIER, c'est par là que ça se passe : http://chanttradquebec.blogspot.com/2009/03/une-nouvelle-vitrine-pour-la-chanson-de.html

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Jeudi 30 avril 2009
DIMANCHE 10 MAI, 17H30, SALLE ST SAMSON (derrière la cathédrale), DOL DE BRETAGNE, trois intervenants pour une conférence exceptionnelle sur la mythologie du taureau, proposée par "Dol Pays d'Initiatives" http://mdi.blogspirit.com/conferences_et_cafes-debats/, avec l'expertise de Marc Déceneux, conseiller culturel de l'association.

Bernard Sergent (Paris, Président de la Société de Mythologie française) :
le taureau et la déesse,

Claude Sterckx (Institut des Hautes Etudes de Belgique) :
Taureaux remarquables de la mythologie celtique
,

Claude Gaignebet (Professeur honoraire d'Ethnologie Université Paris) :
Taureaux légendaires du Mont-Gargan au Mont-Saint-Michel.

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Lundi 27 avril 2009
L'ADJURATION A SAINT YVES
Faisant une exploration archéologique dans le pays de Tréguier j'ai rencontré une ancienne femme qui a bien voulu me dire qu'autrefois elle avait fait un pèlerinage à Saint Yves de Vérité, pour prier le saint de reporter sur son ennemi la quantité exacte de mal que cet ennemi lui avait fait. Elle fit trois fois le tour de la chapelle, et trempa trois petits pains dans le bénitier. (Il m'a été impossible d'obtenir plus de détails.) Le clergé ne pouvant arriver à détruire cette superstition de vengeance, a fait raser totalement la chapelle.
Source : FRA DEUNI [pseudonyme pour François DUINE], Revue des Traditions populaires, t. 27-1912, p. 139
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Lorsque deux individus ont une contestation pour une chose grave et qu'ils ne peuvent se mettre d'accord, l'un d'eux jette un sou par terre devant l'autre, pour l'ajourner, devant saint Yves de Vérité. Celui qui a menti ou qui a tort meurt dans l'année. Cet ajournement est encore usité assez fréquemment. (P.)
"Dans quelques cantons des Côtes-du-Nord, les personnes qui ont à se plaindre d'un débiteur font dire une messe à saint Yves. Par ce moyen, leur argent leur est, disent-ils, rendu dans l'année ou le débiteur meurt." (Habasque, t. 1, p. 88.)
"En l'adjurant avec certaines formules, dans sa mystérieuse chapelle de Saint-Yves-de-Vérité, contre un ennemi dont on est victime, en lui disant : "Tu étais juste de ton vivant ; montre que tu l'es encore", on est sûr que l'ennemi mourra dans l'année." (Renan, Souvenirs d'enfance, dans la Revue des Deux-Mondes, 15 mars 1876, p. 244.)
Source : Paul SEBILLOT, Coutumes Populaires de la Haute-Bretagne.1886 (Maisonneuve & Larose. 1967), p. 190
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ADJURATION A SAINT YVES AU XIIè siècle
"Nous mettons presque entre les Sorciers ceux qui d'une hayne enfiellée, bien loin d'aymer leurs ennemis,... vont abuser des pèlerinages, et prier Saint Yves ou quelque autre sainct, de venger leurs propres passions, et faire périr de mâle mort ceux contre lesquels ils sont indignez..." (Statuts de Saint-Malo. Edition de 1620. Page 486 et suiv.).
Source : H. DE KERBEUZEC [pseudonyme pour François DUINE], Revue des Traditions populaires, t. 27-1912, p. 139
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En face du quai de Tréguier, de l'autre côlé du Jaudy, sur une gracieuse éminence tapissée d'ajonc et de bruyère, s'élevait naguère une petite chapelle sous le vocable de saint Sul. Elle appartenait aux seigneurs du Verger, de la famille de Clisson, qui lui adjoignirent vers la fin du XVIIIe siècle un ossuaire en granit. La chapelle tomba en ruine, mais l'ossuaire lui survécut. On y entassa les statues de saints demeurées sans abri. Parmi elles, se trouvaient deux images de saint Yves, dont l'une, très ancienne, passait aux yeux du peuple pour être plus particulièrement celle de saint Yves-de-la-Vérité. Saint Yves-de-la-Vérité devint peu à peu, à l'exclusion de tout autre thaumaturge, le patron de cet ossuaire, transformé en oratoire. C'est là qu'on alla désormais invoquer sa justice.
Aujourd'hui, l'ossuaire même a disparu. Il n'était déjà plus debout en 1882 ; à cette époque, un cultivateur, resté célèbre dans la région sous le nom de "crucifié" de Hengoat, fut trouvé assassiné et suspendu en croix aux brancards d'une charrette. Ses assassins, qui étaient, croyait-on, ses beaux-frères, avaient tenté d'abord de se débarrasser de lui sans effusion de sang en le faisant vouer à saint Yves. Mais la vieille femme qu'on avait chargée de cette mission objecta que la chapelle étaient démolie et que la saint Yves n'y était plus.
Le recteur de Trédarzec, dans la paroisse duquel était situé l'oratoire, avait enlevé la statue et l'avait reléguée dans la cour de son presbytère, parce que "son sacristain ayant été voué lui-même avait, par suite d'une coïncidence singulière, succombé quelque temps après". Le recteur espérait sans doute par ce moyen radical couper court à la superstition. Il n'en fut rien. On continua d'aller s'agenouiller sur l'emplacement de l'ossuaire. Les plus audacieux ne craignirent pas de frapper à la porte même du recteur, pour lui demander de voir le saint. Le recteur les éconduisit d'abord, avec des ménagements ; plus tard, sa patience se lassant, il y mit, dit-on, quelque brutalité. Des pèlerins qu'il avait fait jeter hors de sa maison l'assignèrent au tribunal de saint Yves. Et, s'il faut en croire la légende, ce jour-là même, qui était un dimanche, à l'issue de la grand'messe, il mourut (Voir p. 207, une des versions de cette légende. Cf. Au pays des pardons, pp. 22-25).

Quant à la superstition, elle est aussi vivace que jamais. Au mois d'août 1891, on m'a montré du doigt une femme atteinte d'une maladie de langueur, en me disant : "Voyez celle-là ! c'est un tel qui l'a vouée. Elle n'attend plus que son terme".
À la moindre contestation qui tourne à l'aigre, on menace encore l'adversaire de l'aller vouer à saint Yves. Et la menace produit toujours son effet. Les renseignements que je donne sur ce culte homicide sont de provenances diverses. Mais je les ai plus particulièrement recueillies à Penvénan, de la bouche de Pierre Simon et de celle de Perrine Le Moal. On a vu plus haut, d'autre part, que l'autel en pierre de saint Yves-de-la-Vérité avait été acheté par Mme Ambroise Thomas et que c'est lui qu'elle a fait instaurer dans le petit oratoire privé attenant à sa maison de Ziliek, en Penvénan. Le bruit public voulait qu'elle eût également donné refuge à la statue du saint, et l'île Ziliek devint pendant quelque temps le but d'un pèlerinage suspect. Mais, d'après la version la plus récente, cette statue, à la suite de nombreuses vicissitudes, aurait émigré à Guingamp où elle aurait été acquise par M. G. de Kerguézec, député des Côtes-du-Nord.
Sur l'histoire de la chapelle et de la légende, voir P. Hémon, "Saint Yves-de-la-Vérité", Annales de Bretagne, t. XXV, pp. 20-46. Cf. Le Fureteur breton, t. IV, p. 128 ; t. V, p. 53, et aussi L. Jobbé-Duval, "L'adjuration à saint Yves-de-la-Vérité", Nouvelle revue historique de droit français et étranger, t. XXXIII, pp. 550,722, qui étudia la légende du point de vue juridique.

Voici la formule en breton :
Te eo Zantik ar Virione. Me a westl dit heman. Me a man ar gwir a du gant-han, condaon ac'hanon. Mes, marman ar gwir a du ganin, gra d'ez-han merwel a-berz ann termenn rik.
En Cornwall, pour vouer quelqu'un à la mort, on récite le psaume 109 en appliquant ses malédictions à la personne qui a tort (W. Bottrell, Traditions and hearthside stories, 2nd series, p. 229)

Source : Anatole LE BRAZ, La Légende de la mort, t. I, (1899), rééd. Terre de Brume 1997, p. 214

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Lundi 27 avril 2009
François-Marie DUINE (1870-1924), né à Dol, en Bretagne, y passa son enfance ; sa mère (originaire de Baguer-Pican) était laveuse, son père (originaire de Pleine-Fougères) était journalier.
Voulant étudier, aspirant à être savant, il sera prêtre, notamment l'aumônier respecté du lycée de Rennes à partir de 1906. Parallèlement il réalisa de nombreuses recherches, le "folk lore" n'en constituant qu'un aspect. A sa mort (dès 1924) on recense plus de 320 articles ou ouvrages...  [suite ici : http://www.contes-et-merveilles.com/contes/francois-duine]
Il est notable qu'il a souvent usé de pseudonymes pour signer ses articles.
En choisissant le pseudonyme de KERBEUZEC, utilisé quasi exclusivement quant à ses publications concernant PLOUGASNOU, on peut imaginer (car il n’en dit presque rien lui-même, et pas plus des autres pseudos qu’il utilisa) qu’il se réfère à saint BUDOC, le 3ème évêque de DOL, dont la légende dit qu’il était petit-fils du Comte du Goëlo, et fils (né en Irlande) de la princesse AZENOR…
Pour mémoire, voici la légende, succinctement inspirée de diverses sources.
Azénor, princesse de Léon, fut accusée d’infidélité par sa belle-mère, jalouse de sa beauté ; elle fut jetée dans un tonneau. Après les mille dangers d’une longue traversée, le tonneau s’échoua sur les rivages d’Irlande (à l’Aber-Fraw -Beau.Port-) et c’est là que la princesse mit au monde un enfant, assistée par sainte Brigitte. Les religieux de l’endroit l’appelèrent BEUZEC. Très jeune, la vocation religieuse suscita chez l’adolescent un engagement total de sa personne. Mais, enrôlé contre son gré dans des fonctions qui lui répugnent, il n’a de cesse de tout mettre en œuvre afin de se dérober à cette charge temporelle. Il souhaite démissionner et trouver refuge en d’autres lieux, malgré ses surveillants. Dormant dans son auge de pierre il a accosté près de PORSPODER sur le terre de sa mère. Après diverses péripéties d’évangélisations difficiles dans la région du Bas-Léon il quitta les lieux vers son évêque MAGLOIRE, le successeur de SAMSON, qui lui transmit la charge !
L’antique sarcophage, dit de saint BUDOC (désormais au Musée de Bretagne, à Rennes), a longtemps séjourné dans le jardin d’une ancienne maison canoniale doloise, où les laveuses l’utilisaient pour leur lessive…

Comme saint BUDOC, d’abord appelé BEUZEC (c’est-à-dire « préservé de la mort », ou « victoire »), François DUINE vénéra sa mère. Celle-ci, à l’image d’Azénor, souffrit à la fois de la violence de l’homme (son violent et alcoolique mari) et des agressions de l’eau en tant que lavandière.
Comme BEUZEC, Henri de KerBEUZEC a un jour décidé de s’engager totalement. Lui aussi a souffert de diverses fonctions dans lesquelles il fut enrôlé. C’est ce qui l’incita à opter pour « l’Oratoire », puis qui le motiva dans son investissement à corps perdu dans sa très chère « tour d’ivoire » des livres et des études.
On sait par ailleurs son attachement au pagus dolensis, dont il se considérait volontiers cléricus. Sans viser un épiscopat historiquement dépassé, il aurait aimé pouvoir finir comme prêtre de Dol.

Comme BUDOC, il mourut en décembre, le 5, date proche de celles le plus souvent retenues pour fêter BEUZEC : le 18 novembre dans les diocèses de Léon et de Saint-Brieuc, le 5 et le 9 décembre au propre de Vannes, le 8 à Dol et à Exeter, le 9 à Dol et à Saint-Jacut-de-l'Isle …

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Jeudi 2 avril 2009
avec Jean-Pierre MATHIAS et Ernest AHIPPAH
mercredi 15 avril, 19h : introduction aux contes bretons, puis présentation des contes Africains
vendredi 17 avril, 19h : choix de contes à intégrer par les stagiaires, de sorte à les pouvoir les dire
jeudi 7 mai : veillée co-animée par les "apprentis" et les "maîtres" !

renseignements :
Marie IZQUIERDO
06.70.51.59.50
waky_mimi@hotmail.fr

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Jeudi 2 avril 2009

Combattre le dragon, les racines occidentales du thème
Bernard Sergent et Claude Sterckx
Lundi 11 mai 2009 (Plage probable = entre 17h30 et 20h).

Saint Michel, d’orient en occident
Claude Gaignebet et Jean-Dominique Devaud
Mardi 12 mai 2009 (Plage probable = entre 17h30 et 20h).

Aspects savants et populaires de saint Michel en Bretagne
Maëlle de Villoutreys et Albert Poulain
Mercredi 13 mai 2009

Deux représentations de saint Michel, dans les îles de Bretagne et à Langast
Philippe Guigon et Nicolas Simonnet
Jeudi 14 mai 2009

Ces conférences auront lieu dans l’auditorium du Service d’Action Culturelle des Archives départementales, dans le cadre de l’exposition sur le culte de Saint Michel préparée par Marc Déceneux autour d’objets d’art remarquables réunis exceptionnellement, du 8 avril au 30 juillet 2009 : une plongée dans l’histoire du culte de Saint-Michel, dans le cadre des célébrations du 13e centenaire du Mont-Saint-Michel.
Convoyeur des âmes et vainqueur du démon, Saint-Michel apparait comme une véritable divinité chez les chrétiens d’orient et d’occident.
Consacrée à son culte à travers l’histoire, cette exposition aborde trois grands thèmes :
* les origines du culte de Saint-Michel
* les visages occidentaux de l’archange
* Saint-Michel en Bretagne

Horaires : du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30.
Accès : Bus, ligne 16, arrêt "Préfecture"
1 rue Jacques-Léonard – 35000 Rennes
Tél : 02 99 02 40 00
http://archives.ille-et-vilaine.fr//


Accéder au site officiel de Jean-Pierre MATHIAS, conteur breton professionnel

Par contes-et-merveilles.com - Publié dans : mes rendez-vous - Communauté : Les Cheminants
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